Gurian-Consulting Service de presse - 2018-05-28

Les mille et une raisons de visiter la Géorgie

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Tbilissi: un melting-pot éclectique

Des balcons suspendus du vieux quartier de Tbilissi et des bains soufrés de style persan revêtus de mosaïques turquoises, aux bâtiments art nouveau tombant en désuétude côte à côte avec des structures de verre futuristes, Tbilissi est une ville qui inspire.

La capitale géorgienne se trouve sur les rives de la rivière Mtkvari et est entourée de montagnes de toutes parts. Les archéologues datent la présence de la première colonie de Tbilissi au 4ème millénaire avant notre ère. Sa position sur l'ancienne Route de la Soie en a fait, et en fait toujours, un carrefour multiculturel, qui se reflète aujourd'hui dans la diversité d'une architecture, éclectique.

Les bains d'Abanotubani suivent la tradition perse, l'eau thermale jaillit naturellement du sol. Tbilissi tire son nom, du vieux géorgien "tbili", « chaud », source d'eau chaude et sulfureuse qui serpente sous la ville. En sortant d'Abanotubani, en rejoignant les quartiers hauts de Solaloki, une promenade dans la vieille ville révèle de vieilles églises géorgiennes et arméniennes, des mosquées et des synagogues et les ruines d'un mystérieux temple zoroastrien.

Ushguli: le plus haut village d'Europe

Situé dans les montagnes du Caucase de la région Svanétie, à 2200 mètres d'altitude, Ushguli est le village habité le plus haut d'Europe. Assis au pied du mont Chkhara, point culminant de la Géorgie, Ushguli est célèbre pour ses tours de défense médiévales. Chaque famille svane en possède une.

La Svanetie est cet endroit de la Géorgie profonde, mythique, connue pour sa culture unique, sa loi du Talion, et la beauté unique de ces habitants, sur le toit de l'Europe. Une région, il n'y pas encore si longtemps, coupée du reste du pays, l'hiver particulièrement. Ushguli est pour le moment une destination préservée qui dégage l'intemporalité. Une authenticité révélée par ses habitant, leur mode de vie, le code svane, les chevaux omniprésents, montés par ces jeunes hommes qui galopent à travers les chemins de terre, esquivant le bétail qui vit en liberté, jusqu'au bord de la falaise, où le cavalier, pour prouver son courage, debout sur la croupe, tout en galopant au bord du précipice, tutoit les cimes et les profondeurs de la Svanétie. Ushguli et la région de la Haute Svanétie sont classées au patrimoine mondial de l'UNESCO. 

Aujourd'hui le développement de cette Région du Nord-Ouest de la Géorgie est spectaculaire. Les routes pour y accéder sont très bonnes et vous ne regretterez pas le voyage. La route depuis Zougdidi est absolument prodigieuse. Actuellement, la ville principale de la région, Mestia est sur le point de devenir l'équivalent géorgien d'une station de ski suisse ou française. Les sports d'hiver s'y développent rapidement, les pistes sont encore relativement peu nombreuses, et les autorités investissent chaque années de plus en plus d'argent dans les infrastructures, hôtelières notamment, afin qu'un maximum de touristes viennent passer quelques jours dans ces paysages fabuleux.

Le lieu de naissance du vin

Quand nous pensons à l'origine du vin, nous avons tendance à penser à la France, l'Italie, la Grèce ou la Perse, mais la Géorgie est en fait la plus ancienne région viticole du monde. En 2017, les archéologues ont définitivement prouvé que les hommes produisaient du vin ici, il y a plus de 8 000 ans.

Depuis lors, le vin a joué un rôle essentiel dans l'identité nationale de la Géorgie. Ici tout le monde fait son vin, pour le peu que vous ayiez un bout de terre à cultiver. Selon l'ancienne tradition, le produit de la cueillette est mis en pressoir, la grappe entière, et est foulée au pied. Le jus recueilli, filtré, est mis en qveris, ces jarres en argile scellée avec un bouchon fait de cire d'abeille (il y a aussi énormément de miel en Géorgie, le sheptel est composé en presque totalité par l'abeille noire du Caucase, rustique et résistante, encore préservé des pesticides) puis enterrée, cela donne une vinification tout à fait originale. Cette méthode de vinification est inscrite sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO.

Il existe 560 cépages autochtones et le vin géorgien gagne lentement mais sûrement en notoriété. Il existe de nombreux et d'excellents vignobles en Géorgie, produisant des vins d'excellente qualité, selon nos normes européennes.

Un bon début pour apprécier le vin géorgien, serait un rouge vieilli en qveris issu du cépage Saperavi de Mukuzani dans la région viticole de Kakheti (à l'Ouest de La Géorgie), mais aussi ceux de la vallée de Teliani, ou un Tsindali blanc, issu d'un assemblage de raisins Rkatsteli et Mtvani. Le dictateur soviétique et géorgien, Joseph Staline était, comme moi, un fan de Khvanchkara, un vin rouge doux de la région du Haut-Racha. La comparaison s'arrête-là...

les Mystérieuses villes souterraines

La Géorgie abrite certaines des villes grottes les plus insolites d'Europe. Le plus ancien site est Uplitstsikhe, une ancienne colonie qui ressemble à un paysage lunaire. D'autres incluent Davit Gareja, un vaste complexe monastique creusé dans la roche du Mont Gareja, et Vardzia, une ville souterraine spectaculaire qui abritait autrefois 2.000 moines.

Le Supra: la tradition géorgienne pure

Une des meilleures façons de connaître le pays est à travers sa gastronomie. En fait, si vous n'avez pas essayé un «supra» ou un festin géorgien, vous n'avez pas connu la Géorgie. Mais ça tombe bien, comme les géorgiens adorent manger, vous n'aurez pas de mal à dénicher un bon restaurant où vous pourrez faire comme tout le monde et Commander l'institution culinaire locale, le pain au fromage, le "Khachapuri". Un plat créatif, car tout le monde le fait à sa manière, le plus célèbre d'entre tous étant (peut-être), la variété Adjare. C'est un pain en forme de bateau, rempli de fromage «sulguni» gluant, fondu et acidulé, d'un jaune d'œuf entier et de quelques morceaux de beurre, le tout passé au four à bois. Oui, c'est pas bien pour notre cholestérol, mais tellement bon, surtout l'hiver.

Autres institution culinaire le «Khinkhali», est un gros ravioli fourré d'une garniture à la viande épicée qui libère son jus une fois croqué. Vous devez donc aspirer le bouillon avant de manger, attention c'est très chaud ! Ensuite, il y a des délicieuses salades aux noix ou noisettes, ragoûts de haricots cuits avec de la coriandre parfumée et les «mt'svadi», brochette de viande tendre marinée cuite sur feu de bois (de vigne souvent). Tout ça bien sûr, accompagné d'un excellent vin géorgien.

La diversité culinaire est en fait fantastique. La Géorgie est un pays dont le climat (il faudrait plutôt dire les 22 différents micro-climats) et le sol fertile, autorisent la culture d'une très grandes variétés de fruits et de légumes qui mariés aux viandes maigres produise une cuisine riche, joyeuse et saine. 

Villages de montagne isolés

Les régions reculées de Khevsureti et Tusheti dans les montagnes du Nord-est abritent de spectaculaires villages médiévaux avec de petites communautés qui conservent leurs anciennes traditions païennes. Les routes pour y accéder sont une montée d'adrénaline pure. Actuellement un grand plan de désenclavement est en cours, de nombreux chemins de randonnées viennent d'y être tracés, des hôtels ultra-moderne cav sortent progressivement de terre, les routes sont refaites...

La forteresse en ruine de Mutso (actuellement en cours de rénovation) et la colonie de Shatili à Khevsureti ressemblent à quelques paysages fantastiques décrit par J.R.R. Tolkien. Situés de manière spectaculaire à flanc de montagnes, ils sont si près de la Tchétchénie que vous pouvez voir les gardes-frontières marcher sur la crête. La Tusheti est constituée d'un ensemble de communautés villageoises, vivant parmi les vieilles tours et églises, et les paysages des « alpages » couverts de fleurs sauvages et d'arbres aux reflets d'or qui sont à couper le souffle.

La Tusheti est encore sauvage et vous pouvez la découvrir grâce à ses nombreux sentiers de randonnée. Mais ne partez pas seul dans la forêt sans connaître! Au moins la première fois prenez un guide qui vous expliquera cette nature particulière. Les ours du Caucase et les loups y ont encore leur domicile ! Les habitants de Tusheti, rudes montagnards, sont réputés ici pour leur généreuse hospitalité. Quelques français y vivent d'ailleurs et fabriquent de délicieux fromages de montagne que l'on peut retrouver sur les marchés de Tbilissi.

Le musée le plus surréaliste d'Europe

Pour en apprendre davantage sur la vie du Vieux Jo, visitez la ville natale de Staline, Gori, et le très bizarre Musée Joseph Staline. On connait Staline comme un dictateur sanguinaire responsable de millions de morts, mais dans sa ville natale, il y a comme un sentiment de fierté à propos du «garçon de chez nous qui a fait beaucoup de bien à l'humanité».

Il n'y a aucune référence à ses grandes purges au-delà d'une petite arrière-salle qui ne figure pas sur la visite, mais il y a des images de Staline partout. Staline à la montagne qui chasse l'ours, Staline qui se promène sur les plages de Batoumi, Staline qui embrasse de petits écoliers, etc, etc...On y trouve également diverses statues, son masque mortuaire, des tapis et des fresques représentant le cher leader, son wagon de chemin de fer personnel et - l'attraction phare- sa maison d'enfance et sa chambre conservée en parfait état.

Le musée a été critiqué pour être une "falsification de l'histoire" et c'est un exemple encore parlant de "propagande soviétique". Il y a eu récemment l'idée de transformer le musée, en musée de l'agression russe, mais jusqu'ici cela se limite à une petite pièce cachée à côté de l'entrée.

Le musée vaut la peine d'être visité car il capture l'essence du personnage, séducteur et dangereux, y compris sa propre auto-glorification et propagande, qui met un petit peu mal à l'aise quand on sait à qui on a affaire. Pour les férus d'histoire, si vous désirez creuser un aspect particulier de la vie de Staline, je vous recommande la lecture du « jeune Staline » de S. Montefiore sur l'enfance et la jeunesse du "grand homme", né pauvre, se préparant à entrer dans les ordres quand il trouve sa vocation dans l'action révolutionnaire. À la fois intellectuel, gangster et terroriste, le jeune Staline avait tout pour se forger un destin hors du commun. Rocambolesque...

De Belles et anciennes églises

La Géorgie a adopté le christianisme en 324 après J.C. et le pays regorge d'églises spectaculaires et de cathédrales dans des endroits incroyables. Qu'il s'agisse des sites classés au patrimoine mondial de l'UNESCO de la cathédrale Svetitskhoveli de Mtskheta ou de la cathédrale Bagrati de Kutaisi, ou de le site spectaculaire de l'église de Kazbegi, les églises géorgiennes ne manquent jamais de peindre un jolie tableau.

Les gens et l'hospitalité géorgienne

Certains Géorgiens peuvent sembler sérieux au début, mais la plupart d'entre eux sont gentils et accueillants. Pour les Géorgiens, un invité est quelqu'un de sacré et ils vont souvent sortir de leur réserve pour déployer leur générosité et leur hospitalité, qui prennent souvent la forme d'un banquet bien arrosé où les verres s'entrechoquent en lançant "Gaumarjos!" ou littéralement « A toi la victoire ! ». Une autre tradition très intéressante lors des supras (les banquets) est le tamada, ou toastmaster, une personne qui introduit chaque toast. Les Géorgiens aiment dire que le tamada est le dictateur de la table, mais il serait plus approprié de le comparer à un chef de table. Le Tamada doit traditionnellement être éloquent, intelligent, vif d'esprit, avec un bon sens de l'humour puisque très souvent certains des invités vont essayer de rivaliser avec lui. À la table géorgienne, un tamada est considéré comme celui aidant à combler le fossé entre passé, présent et futur, entre les ancêtres et les descendants ainsi que les autres invités à la table. Un toast ne peut être proposé que par un Tamada. Certains toasts prennent une forme rituelle; par exemple, pour ceux qui ne sont plus là, tous les hommes doivent se lever et boire son verre en silence. Dans de nombreux cas, les invités rivalisent pour dire quelque chose de plus original et émotif que l'orateur précédent, et tout le processus se développe dans une sorte de grand concours oratoire. Et on boit après chaque toast, et il y en a beaucoup...C'est une tradition qu'il faut absolument vivre une fois. 

 

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